« De nos jours, les médias généralistes, voire les médias spécialisés, jettent un regard sur le passé qui prend souvent des libertés avec les réalités historiques. Loin de la rigueur recherchée par les historiens, ils appliquent à leurs constructions narratives ou à leurs scénarisations visuelles des critères d’analyse de l’actualité qui sont évolutifs au gré de leur propre histoire. De ce fait, ils n’évitent ni l’anachronisme, ni l’amalgame, ni la confusion des situations comme des représentations collectives de l’Autre et de Soi auprès des opinions publiques peu portées à la connaissance de leur passé ».

« L’histoire est-elle compatible avec les exigences de l’immédiateté et de l’offre des événements en « temps réel » ? Est-elle compatible avec le commerce des images filmées, celui des regards des historiens d’hier et des historiens d’aujourd’hui ? Jusqu’à quel point, le sujet historique, à l’instar de n’importe quel autre choisi par les grands médias, peut-il subir la sanction du marché comme critère déterminant et... discriminant ? Et quelles en sont les conséquences ? »

Edition Bruylant, 448 pages - 2005

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